Points clés de l’article
- Entrées : coller le code HTML du contenu ou l’URL de la page ou de l’article.
- Un score sur 100, 25 critères, 40 points “formules”, 60 points “web et clarté”.
- En réponse : des tableaux lisibles, statuts, métriques clés.
- Des recommandations séparées : sémantique, structure, technique HTML, accessibilité.
Comment fonctionne l’outil d’audit de Lisibilité ?
L’outil part d’une double entrée : coller le code source HTML du contenu ou l’URL. Il ignore les balises script et style, puis extrait le texte utile. Il segmente en phrases et en mots, calcule ensuite des métriques de complexité et un score final sur 100. Les résultats sortent en tableaux, sans JSON.

Le scoring combine deux familles de critères. Le noyau “formules” suit des logiques proches de Flesch, LIX et SMOG. Il s’appuie sur longueur des phrases, syllabes, mots longs, et polysyllabes. Le bloc “web et clarté” ajoute structure, définitions, paragraphes, listes, et signaux d’accessibilité simples. Cette combinaison évite un score purement “mathématique” qui oublierait la lecture réelle.
Noyau “formules” : 40 points
Ce bloc repère les phrases denses. Il mesure la longueur moyenne des phrases, la part de phrases longues, et la complexité des mots. Il détecte vite les zones où la lecture ralentit. Les métriques servent aussi à comparer deux versions d’un même texte. Elles restent toutefois des approximations, surtout pour l’estimation des syllabes.
Bloc “web et clarté” : 60 points
Ce bloc mesure ce que le lecteur voit et comprend : il regarde la hiérarchie de titres, la présence de listes, et l’aération des paragraphes. Il signale aussi jargon, sigles non développés, densité de chiffres et négations. Il rapproche l’audit d’une démarche de langage clair, comme celle décrite par l’ISO 24495-1.
Limites de l’outil
Gfor Audit de Lisibilité mesure bien la structure et des signaux de complexité. Il convient aux articles, pages marketing, pages d’aide et fiches produit. L’outil repère des problèmes fréquents, comme phrases trop longues, paragraphes massifs, titres incohérents, ou alt manquants. Il sert aussi à comparer des versions d’un même contenu.
En revanche, l’outil ne valide pas la vérité d’un contenu, ni sa logique argumentative. Il ne remplace pas une relecture métier, juridique ou scientifique. Certaines mesures restent heuristiques. Syllabes, jargon, passif, et rareté des mots ne donnent qu’une tendance. Enfin, il ne remplace pas un audit accessibilité complet, qui exige tests manuels et vérifications WCAG.
Les 25 critères de l’outil Gfor Audit de Lisibilité
Tableau des 25 critères de facilité de lecture (web français)
| Catégorie | Critère | Mesure. calcul explicite | Points | Barème simplifié. actions |
|---|---|---|---|---|
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 1. Longueur moyenne des phrases | Total mots ÷ total phrases. | 12 | 12 pts si 12 à 20 mots. Dégrader au-delà. Scinder les phrases longues. |
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 2. Part de phrases longues | % de phrases > 25 mots (seuil adaptable). | 6 | 6 pts si faible. Convertir en listes. Ou créer 2 phrases. |
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 3. Variabilité de longueur des phrases | Écart-type des longueurs de phrases (mots). | 4 | 4 pts si variabilité modérée. Éviter des pics très longs. |
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 4. Syllabes par mot | Total syllabes ÷ total mots. | 6 | 6 pts si faible. Préférer mots plus simples. Ajouter explications. |
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 5. Part de mots polysyllabiques | % de mots ≥ 3 syllabes (ou ≥ 4 selon méthode). | 6 | 6 pts si faible. Définir les mots longs au premier usage. |
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 6. Longueur moyenne des mots | Total caractères ÷ total mots. | 3 | 3 pts si moyenne basse. Remplacer les termes longs inutiles. |
| Formules (Flesch. LIX. SMOG) | 7. Part de mots longs | % de mots ≥ 6 lettres (seuil adaptable). | 3 | 3 pts si faible. Préférer verbes d’action aux abstractions. |
| Web et clarté | 8. Densité de mots rares | % de mots sous un seuil de fréquence (lexique). | 3 | 3 pts si faible. Ajouter synonymes simples. exemples. |
| Web et clarté | 9. Densité de jargon | Termes métier non définis ÷ total mots. | 3 | 3 pts si jargon limité. Définir. remplacer si possible. |
| Web et clarté | 10. Sigles et abréviations | Nombre de sigles non développés au premier emploi. | 2 | 2 pts si tout est développé au premier emploi. |
| Web et clarté | 11. Nominalisations | % de noms abstraits (ex. -tion. -ment. -age) dans les phrases. | 3 | 3 pts si faible. Transformer en verbes. Exemple. “mise en œuvre” → “mettre en œuvre”. |
| Web et clarté | 12. Voix passive | % de phrases avec construction passive. | 3 | 3 pts si passif rare. Préférer actif. Clarifier l’acteur. |
| Web et clarté | 13. Empilement de subordonnées | Nombre moyen de subordonnées par phrase. | 3 | 3 pts si faible. Fractionner. Aider avec titres et listes. |
| Web et clarté | 14. Profondeur syntaxique | Incises. parenthèses. phrases à tiroirs. dépendances longues. | 3 | 3 pts si structure simple. Remplacer incises par phrases dédiées. |
| Web et clarté | 15. Charge en négations | % de phrases négatives. nombre de négations par phrase. | 2 | 2 pts si négations rares. Préférer formulations positives. |
| Web et clarté | 16. Pronoms ambigus | Occurrences de “ce. cela. il. elle” sans antécédent clair. | 3 | 3 pts si références nettes. Répéter le nom clé si nécessaire. |
| Web et clarté | 17. Longueur des paragraphes | Mots par paragraphe. % de paragraphes > 120 mots. | 4 | 4 pts si paragraphes courts. Aérer. 40 à 90 mots souvent confortable. |
| Web et clarté | 18. Hiérarchie de titres (H2. H3) | Présence. pertinence. hiérarchie sans saut. titres informatifs. | 4 | 4 pts si structure claire. 1 idée par section. Titres parlants. |
| Web et clarté | 19. Usage de listes | Proportion d’étapes. critères. prérequis présentés en listes. | 4 | 4 pts si listes utilisées quand utile. Procédures en étapes. |
| Web et clarté | 20. Densité de nombres et unités | Nombre de chiffres. dates. % par 100 mots. séquences numériques. | 3 | 3 pts si chiffres digestes. Ajouter exemples. arrondir quand possible. |
| Web et clarté | 21. Conditions et exceptions | Nombre de “si. sauf. sous réserve. à condition” par section. | 3 | 3 pts si cas structurés. “Cas 1. Cas 2”. Exceptions à part. |
| Web et clarté | 22. Définitions au premier usage | % de notions clés définies dans les 1 à 2 phrases suivant l’apparition. | 4 | 4 pts si définitions systématiques. Ajouter exemple. mini glossaire. |
| Web et clarté | 23. Redondance non utile | Idées répétées sans ajout. similarité sémantique élevée. | 3 | 3 pts si concis. Fusionner ou supprimer. Garder si clarification. |
| Web et clarté | 24. Lisibilité typographique | Taille. interlignage. longueur de ligne. contraste. espacements. | 5 | 5 pts si lecture confortable. Taille ≥ 16px. Contraste suffisant. Espacer. |
| Web et clarté | 25. Niveau de lecture et alternatives | Écart entre complexité mesurée et public cible. Présence de résumé. | 5 | 5 pts si résumé présent. Version simplifiée si besoin. |
Calcul du score final. Addition des points obtenus sur chaque critère. Maximum. 100. Attribution recommandée. 0 point si non respect. 50% si partiellement respecté. 100% si respecté. Ajustement possible par seuils chiffrés selon le contexte.
Sources de confiance
- W3C : WCAG 2.2.
- W3C : Understanding SC 3.1.5 Reading Level
- W3C WAI : Headings tutorial
- W3C : Technique H30. Link text
- ISO : ISO 24495-1:2023 Plain language
- McLaughlin (1969) : SMOG Grading. PDF
- ACL Anthology (2022) : Readability in French. PDF
- MDN : Heading elements h1 à h6
FAQ GFOR AUDIT DE LISIBILITÉ
Questions fréquemment posées
Coller le HTML du contenu principal. Éviter le menu, le footer et les blocs répétés. Un fragment suffit si le corps de texte est complet. L’outil ignore scripts et styles lors de l’extraction. Un contenu trop court limite la précision.
Non. Le score agrège plusieurs signaux. Il intègre un noyau proche de ces formules, puis ajoute des critères web et de clarté. Cette combinaison reflète mieux l’expérience de lecture à l’écran. Le score sert surtout à comparer et prioriser.
Garder les termes indispensables. Définir au premier usage. Ajouter un résumé en tête. Structurer en sections courtes avec listes. Cette approche respecte l’idée de fournir des compléments quand le niveau de lecture est élevé.
Raccourcir les phrases longues. Aérer les paragraphes. Ajouter titres et listes. Remplacer ancres vagues par ancres descriptives. Définir jargon et sigles. Ces actions cumulent impact fort et effort faible.
Il couvre des bases utiles. titres, liens, alt, alertes simples. Il ne remplace pas un audit WCAG complet. Les tests manuels restent indispensables, surtout sur clavier et lecteurs d’écran.















